Commandant ARSAC puis Colonel ARSAC :

faits rapportés sur internet et dans la presse

Vu sur la "toile" internet :

1/ Naissance du 1er régiment de chasseurs parachutistes, groupe d'infanterie de l'air (1937)

2/ Le Colonel Arsac et la libération de Montpellier (1944)

3/ Le Colonel Arsac s’engage dans la Résistance en 1943 et participe aux combats de la libération de Montpellier en août 1944  


 1/ Naissance du 1er régiment de chasseurs parachutistes,
groupe d'infanterie de l'air (1937) :

(a) Source : http://www.hemaridron.com/twodescphotos0.html

La naissance du 1er R.C.P, les G.I.A 601 et 602, campagne des Vosges et d'Alsace.

Naissance du 1er R.C.P : Naissance du 1er régiment de chasseurs parachutistes,
Groupe de l'infanterie de l'air 601 ( 1937 ) :

officier commandant:     commandant Arsac
adjoint:                         capitaine Rouget
mécanicien:                   lieutenant Lanco
escadrille:                      capitaine Massie
compagnie parachutiste: capitaine Sauvagnac
adjoint:                         lieutenant Glaizot
sections:                       lieutenants le Bourhis , Mayer , Audebert , Lespina , Fournier , Foucault

Les G.I.A 601 et 602 seront dissous en aout 1940.


(b) Source : http://perso.wanadoo.fr/unp.ardennes/accueil/docs/naissance_tap.htm

Naissance des T.A.P. = Les " PARAS " :

En 1937, la France décide la création de deux unités d' "infanterie de l' air " dont l' entraînement s' effectuera au centre d' Istres, où est édifiée l' unique tour de lancement existant en France à cette époque.

Le 1er avril 1937, sont mis sur pied :

1° Le groupe de l' infanterie de l' air n° 601 à Reims
commandant =                
commandant Arsac
escadrille =                      capitaine Massie
compagnie parachutiste =  capitaine Sauvagnac
adjoint =                         lieutenant Glaizot
sections =                       lieutenants Le Bourhis , Mayer , Audeber , Lespina , Fournier

[ ... ]

Après un regroupement à Alger à la déclaration de guerre, ils regagnent la France. Le 601 ème à Avignon et le 602 ème à Montélimar.
Ils seront dissous en août 1940 après avoir regagnés l' Algérie.
Ses personnels sont regroupés à Alger en juillet 1941 pour former la 1ère compagnie de l' infanterie de l' air aux ordres du commandant Sauvagnac. Devenu le 1er bataillon de chasseurs parachutistes en février 1943 il est dissous en mai pour devenir en juin le : 1er régiment de chasseurs parachutistes.
C' est ainsi que sont nés les " paras ", voués aux missions les plus risquées et les plus insolites. le para d' hier, d' aujourd'hui ou de demain demeure un homme d' audace, dont l' âme est héritière du passé, qui mène une vie exaltante et excitante et qui cultive des valeurs de générosité et de disponibilité. Rompus à tous les types de combat qui pourraient être les siens, ils se trouvent confrontés en permanence aux réalités du champ de bataille par leur participation aux opérations extérieures ou par les exercices constants et adaptés en France et à l' étranger.

(c) http://forum.axishistory.com/viewtopic.php?t=44797

Axis History Forum :
David Lehmann - Posted: 06 Mar 2004 14:40

The first French airborne troops were called "infanterie de l'air" and officially created on 1st April 1937, after a decision taken on October 20, 1936. Two "Groupes de l'Infanterie de l'Air"(G.I.A.) were formed (601st in Reims and 602nd in Baraki in Algeria).

Each group is composed of :
- one HQ
- one transport aircraft squadron
- one airborne infantry company : 8 officers, 25 NCOs and 174 parachutists organized in 2 platoons + 1 support platoon (with 37mm TR infantry guns and Hotchkiss Mle1914 MGs).

Groupe de l'infanterie de l'air 601 (1937)
- commander :
commandant Arsac
- commander of the infantry company : capitaine Sauvagnac assisted by lieutenant Glaizot.
(the lieutenants in the squads are Le Bourhis, Mayer, Audebert, Lespina, Fournier and Foucault)

[ ... ]

2/ Le Colonel Arsac et la libération de Montpellier :

LIBERATION DU MIDI 1944-2004 :
Hérault
La bataille de Montferrier ou le harcèlement victorieux
André Clément, dit Ouvrard pour les maquisards, se souvient de sa traversée des vignes

La prudence s'imposait. Depuis le départ de la garnison ennemie, le 21 août 1944, la capitale languedocienne était sur le qui-vive. L'ensemble des organisations de résistance était alors coordonné par le commandant Quarante, Ely pour les maquisards.

Dans la nuit du 23 au 24 août, tous les responsables des mouvements de résistance furent réunis autour du nouveau commissaire de la République, Jacques Bounin. Lequel s'était adressé à la population peu auparavant, depuis le balcon de la préfecture.
La mission était claire : interdire la traversée de Montpellier aux occupants en déroute.
Nommé commandant d'armes, le
colonel Arsac fut chargé de défendre la ville avec les forces disponibles mais aussi de surveiller les voies d'accès et de harceler l'occupant. 

A disposition, il y a, en gros, cent cinquante FFI (forces françaises de l'intérieur) et FTPF (francs-tireurs partisans français) et presque autant de tirailleurs coloniaux.
Ainsi allait naître la bataille de Montferrier. Ce village du nord de Montpellier - considéré comme point de confluence des colonnes ennemies et bien situé dans une région de collines propice au harcèlement - fut en effet choisi pour l'interception des unités allemandes.

Dans la nuit du 24 au 25 août, les troupes françaises prennent position et, en fin de matinée, attaquent l'arrière-garde de la colonne allemande.
La bataille fait rage toute la journée et les pertes sont lourdes. L'ennemi perd une dizaine d'hommes, une soixantaine est blessée. Une partie du ravitaillement (vivres, munitions, carburants) mais aussi de l'armement (plusieurs mitrailleuses et un canon) est laissée sur place. Côté résistants, on déplore un mort, six blessés et quatre tués, la veille, lors de patrouilles. Après ce combat victorieux, la libération de Montpellier devient presque une réalité.

Soixante ans après, jour pour jour, Montferrier se souvient. Et plus particulièrement André Clément, principal témoin de cette journée particulière. Aujourd'hui âgé de 84 ans, il réside toujours dans le village.
Engagé dès l'âge 18 ans dans l'aviation (l'école de mécaniciens CTA 1 103, à Rochefort), il rejoint ensuite son escadrille (Amiot 143) en Haute-Marne. Lors de la débâcle, son unité est dispersée. Il se retrouve dans une ferme à Laissac, dans l'Aveyron, puis travaille à la base aérienne de Fréjorgues avant d'être démobilisé, en juillet 1942. " Je ne pouvais pas rentrer chez moi, dit-il. C'était la zone occupée. "
Il travaille un temps à Montpellier, rue Rambaud, à la Société méridionale de rectification. Voulant éviter le STO (service du travail obligatoire), il part dans le Gard, à Générac, où il entre en contact avec la Résistance. <CO>Maquisard sous le nom d'Ouvrard, il rejoint Mourèze à pied (en passant par Saint-Étienne-Vallée-Française, en Lozère !). Rapidement, il devient agent de liaison FFI, aux ordres du lieutenant-colonel Labat-Leroy.
Ce fameux 25 août 1944, caché sous le pont du Lez, il a pour mission d'assurer le ravitaillement en armes et en munitions et de maintenir les liaisons entre les différentes sections des maquis engagées depuis le matin dans la bataille de Montferrier. " En arrivant à Montferrier, je tombe aussitôt sur un Allemand. J'aurais pu le tuer facilement mais je ne l'ai pas fait car cela aurait déclenché un de ces combats ! "
La Sten, son arme bouillante et enrayée, à la main, sous une pluie de balles, il lui faut traverser les vignes à quatre pattes jusqu'au Devezou pour rejoindre sa section, récupérant au passage, sur un soldat allemand mortellement touché, une paire de bottes en cuir pour remplacer ses godillots à semelles de bois ! " J'avais pris une balle dans le talon de la chaussure. J'avais du mal à marcher. Les Boches m'ont foutu une de ces rafales en traversant la route mais je m'en suis sorti. J'ai eu beaucoup de chance ce jour-là, d'autant que les résistants tiraient aussi depuis les collines parce qu'ils voyaient quelque chose qui bougeait dans les vignes. J'avançais à genoux mais il ne fallait surtout pas que les branches bougent. Avec des olives, j'aurais fait un litre d'huile. "
Le contexte invite à la méfiance permanente. " Ce n'était pas mariole ce temps-là. Entre les GMR, qui étaient les CRS de l'époque, la Gestapo, les gendarmes, vous ne saviez jamais trop ce qui allait vous arriver quand quelqu'un vous mettait la main sur l'épaule. " Peu après la guerre, André Clément s'installe à Montferrier où il travaillera, durant trente-cinq ans, à la tannerie du bord du Lez, comme mécanicien sur les machines.

Jérôme CARRIÈRE

Six innocentes victimes civiles

C'était la veille de la bataille de Montferrier. Le 24 août 1944, vers 16 h, un long convoi de véhicules blindés légers traverse le village. Descendu du Limousin, passé par l'Aveyron, il emprunte les routes secondaires, sous couvert des platanes, pour se protéger des attaques incessantes de la chasse alliée. Cette colonne allemande appartenait à la 11e division de panzers faisant partie de la 19e armée sous les ordres du général Wiese.
Vers 18 h, route de Mende, les soldats de tête arrêtent cinq cyclistes et un camion venant de la distillerie. Comme beaucoup d'autres, ces hommes vont devenir des victimes innocentes de la folie guerrière. Alors qu'ils ne demandaient qu'à rentrer chez eux, tout près de là. Ils n'ont évidemment rien à se reprocher, si ce n'est d'être là où il ne faut pas, au mauvais moment.
Durant deux heures, ces patriotes sont humiliés, demeurent aux mains des Allemands mais espèrent qu'ils auront la vie sauve. Hélas, à l'heure où les villes du Sud sont libérées les unes après les autres, les Allemands en fuite continuent de faire des exemples çà et là. Sans raison.
Vers 20 h, les six otages sont froidement exécutés. Cette scène effroyable se déroule au bord de la route, à hauteur du carrefour de Fescau, contre le mur du bâtiment situé en face de l'actuelle boulangerie. Jean Coste, de Montferrier, avait 44 ans ; René Guérin, de Saint-Christol, 36 ans ; Pierre Sutra, de Montpellier, 39 ans ; André Thibal, de Castelnau, 38 ans ; Louis Long, de Montpellier, 33 ans. Le dénommé Charbonnel, lui, avait 37 ans.
Chaque année, une cérémonie commémorative a lieu devant la stèle. A la mémoire des six fusillés du 24 août 1944, "lâchement assassinés par les Boches" comme il est écrit dessus. Elle a eu lieu samedi dernier en présence du conseil municipal, des représentants du monde combattant et des familles des victimes.
André Clément (photo HenriFranck Gaillard) était là en qualité de porte-drapeau et… de rescapé de la bataille du lendemain.
Le maquis Bir-Hakeim de Mourèze
Le 26 août au soir, le maquis Bir-Hakeim de Mourèze, commandé par le capitaine Rouan, dit Montaigne, fait son entrée dans Montpellier par la route de Lodève, sous les vivas de la population. " Je me souviens de la traversée de Celleneuve. La population avait fabriqué une grande croix de Lorraine avec des ampoules ", confie le colonel Bonnafous, dit Boby, qui avait 17 ans à l'époque.
À cet âge, il avait été contraint de prendre le maquis à Mourèze " car la Gestapo allait venir me cueillir. Je faisais partie d'un groupe qui détournait les plis postaux des Allemands. Au maquis, j'étais le plus jeune. "
Mourèze était le symbole de la Résistance en Languedoc et Cévennes. Sur divers fronts, 105 résistants dont les deux chefs successifs (les commandants Capel et Demarne) ont été tués au combat. Presque totalement anéanti à La Parade, en Lozère (60 tués dont 18 fusillés), le maquis se reconstitua immédiatement et reprit la lutte à Mourèze, avant de participer à la Libération.
" Mourèze, c'était vraiment le maquis. On était caché dans les rochers, habillé avec des tenues des chantiers de jeunesse. Les Allemands n'ont jamais essayé de nous déloger car ils auraient perdu trop de monde. On faisait des coups la nuit. Un jour, on a tendu une embuscade à une colonne cycliste allemande de 120 hommes, entre Clermont et Bédarieux. Il y avait un jeune aspirant parmi les douze prisonniers. Il avait la photo de sa mère sur lui. Moi aussi, je lui ai montré la mienne et nous avons pleuré tous les deux. "
En 1980, le colonel Bonnafous a créé l'amicale des anciens du maquis Bir- Hakeim. Quatre ans plus tard, à Mourèze, un mémorial est inauguré en mémoire des 105 tués du maquis.

Source : Le Midi Libre http://www.midilibre.com/dossiers/liberation/montpellier1.html 

3/ CONCOURS NATIONAL DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION  2013-2014
La libération du territoire et le retour à la République [ ... ] 

Arsac Henri, né le 8 juillet 1901 à Tassin la Demi-Lune [ ... ]
Il s’engage dans la Résistance en 1943 et participe aux combats de la libération de Montpellier en août 1944  
[ ... ]

Source : http://calm.sopixi.fr/files/des-aviateurs-lyonnais-dans-la-tourmente-de-la-seconde-guerre-mondiale.pdf   

24 août 1944 : le colonel Arsac est chargé de l’organisation de la défense de Montpellier, une garnison armée de plus de 1100 hommes se constitue autour de Montferrier, choisi comme point de harcèlement des troupes allemandes [ ... ] 

Source : http://pierresvives.herault.fr/sites/default/files/brochurepedagogique2014_interieur.pdf  

"La mission était claire : interdire la traversée de Montpellier aux occupants en déroute. Nommé commandant d'armes, le colonel Arsac fut chargé de défendre de la ville avec les forces disponibles mais aussi de surveiller les voies d'accès et de harceler l'occupant. A disposition, il y a, en gros, cent cinquante FFI (forces françaises de l'intérieur) et FTPF (francs-tireurs partisans français) et presque autant de tirailleurs coloniaux.
Ainsi allait naître la bataille de Montferrier. Ce village du nord de Montpellier - considéré comme point de confluence des colonnes ennemies et bien situé dans une région de collines propice au harcèlement - fut en effet choisi pour l'interception des unités allemandes [ ... ] "

Source : http://sudwall.superforum.fr/t1295-la-bataille-de-montferrier-sur-lez-34 

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